Quelles activités vivre absolument lors d’un voyage en Ouzbékistan

L’Ouzbékistan, pays d’Asie centrale, est réputé pour son rôle important le long de l’ancienne route de la soie. Il s’enorgueillit de villes magnifiques comme Samarcande et Boukhara, qui constituaient des étapes essentielles sur cette route historique. Cependant, l’attrait pour ce pays va bien au-delà de son remarquable héritage de la route de la soie. L’Ouzbékistan est un pays méconnu qui recèle des trésors. Ancienne république soviétique, il jouit d’une grande renommée pour ses merveilles architecturales islamiques époustouflantes. Les mausolées, madrassas et mosquées aux ornements complexes témoignent d’une histoire riche marquée par des personnages emblématiques tels qu’Alexandre le Grand, Tamerlan et Gengis Khan.

Déguster le plat national “Plov”

Impossible de traverser l’Ouzbékistan sans s’arrêter devant un grand plat fumant de plov. Riz moelleux, morceaux de viande tendre, carottes dorées et parfums d’épices : ce mets populaire concentre à lui seul l’âme d’une tablée ouzbèke. Mais le plov, c’est aussi une affaire de fierté régionale. À Samarcande ou à Tachkent, chaque famille revendique sa recette, transmise avec soin. On le prépare souvent en quantité pour réunir voisins et amis, parfois pour célébrer un mariage, toujours pour partager. Rien de tel qu’une dégustation sur place pour comprendre à quel point ce plat fédère, fédérant bien au-delà de la simple assiette. La préparation elle-même est un spectacle qui vaut le détour.

Visiter le musée Savitsky à Nukus

Au nord-ouest du pays, Nukus cache une pépite inattendue : le musée Savitsky. Derrière ses murs se trouve l’une des plus vastes collections d’art moderne soviétique au monde. Igor Savitsky, passionné et audacieux, a sauvé des centaines d’œuvres bannies par le régime, défiant la censure avec ténacité. Flâner dans les galeries du musée, c’est traverser les courants artistiques de l’URSS, loin des images officielles. Le lieu abrite aussi des trésors ethnographiques et archéologiques qui racontent la culture vivante de l’Asie centrale. Une étape qui bouleverse les idées reçues sur l’art soviétique et surprend par sa richesse.

Séjourner chez l’habitant dans les montagnes de Nuratau

Au creux des montagnes de Nuratau, les villages s’étirent dans une nature préservée. Ici, le silence s’interrompt seulement pour laisser place aux discussions animées autour d’un thé. Les amateurs de randonnée trouvent leur bonheur sur des sentiers menant à des gorges, lacs secrets et cascades fraîches. Mais le vrai trésor, ce sont les rencontres. Pour découvrir ces terres autrement, rien ne remplace une nuit chez l’habitant, par exemple en réservant via une agence locale comme voyageouzbekistan.com. On participe à la vie quotidienne, on goûte au pain cuit dans le tandir, on s’essaye à la traite des chèvres ou on aide au potager. Pas de folklore figé ici : simplement des échanges vrais, empreints de respect et de curiosité réciproque.

S’émerveiller devant la place du Registan

Le Registan, c’est un choc visuel. À Samarcande, cette place surgit comme un mirage : trois madrassas monumentales, alignées dans une symétrie presque irréelle, drapées de faïences bleues et d’or. Après les ravages de Gengis Khan, Tamerlan a donné à ce lieu son visage actuel, symbole d’une renaissance architecturale. Jadis centre névralgique de la ville, le Registan résonnait des bruits du marché, des prêches et des caravanes qui arrivaient d’Orient et d’Occident. Aujourd’hui, les voyageurs arpentent ses pavés, le cou tendu vers les coupoles, captivés par la minutie des motifs et l’atmosphère unique du site.

Se promener dans les rues d’Ichan Kala, Khiva

Khiva, posée au cœur du désert, est un livre d’histoire à ciel ouvert. Classée à l’UNESCO, la vieille ville d’Ichan Kala invite à la flânerie entre ses remparts d’argile. Ici, chaque rue semble figée dans le temps : bazars couverts, médersas, minarets élancés. Jadis, c’était une halte cruciale pour les caravanes de la route de la soie, un carrefour grouillant où l’on échangeait soieries, épices et récits d’aventure. Parmi les joyaux à ne pas manquer : la médersa Mohammed Amin, la mosquée Djuma et le minaret Kalta Minor, reconnaissable à ses tuiles turquoise massives. Une visite qui donne le vertige tant la ville semble intacte.

Faire du camping sur les fonds marins de la mer d’Aral

Ceux qui rêvent d’expériences hors normes trouveront leur compte sur les rives asséchées de la mer d’Aral. Autrefois quatrième plus grand lac de la planète, il ne subsiste aujourd’hui qu’une mer fantôme, vestige de décisions humaines et de bouleversements climatiques. Le décor est saisissant : carcasses de bateaux rouillés, sol craquelé, vent chargé de sel. Camper sous une yourte dans ce paysage lunaire, c’est ressentir la fragilité de la nature et l’écho d’un drame écologique. Pourtant, la région n’a pas renoncé : on croise des habitants, des pêcheurs obstinés, des projets de renaturation. Une expérience qui marque durablement.

Profiter d’un trajet en métro pour admirer les belles stations de Tachkent

À Tachkent, le métro n’est pas qu’un moyen d’aller d’un point A à un point B. Chaque station raconte une histoire, entre influences soviétiques et motifs orientaux. Construites après le grand tremblement de terre du XXe siècle, les stations sont décorées de mosaïques, de lustres parfois extravagants, et de détails qui rendent hommage à la culture ouzbèke. Descendre dans ce réseau souterrain, c’est s’offrir une visite architecturale inattendue, loin du tumulte de la ville. Un passage obligé pour quiconque veut saisir l’esprit de la capitale.

Embarquer à bord d’un train à grande vitesse

En Ouzbékistan, le train à grande vitesse Talgo, conçu par des ingénieurs espagnols, file entre Tachkent, Samarcande et Boukhara. Ce mode de transport rapide et fiable a révolutionné la manière de voyager dans le pays. Jadis, un trajet prenait la journée entière ; aujourd’hui, on traverse le cœur du pays en trois petites heures. Les paysages défilent derrière la vitre : steppes infinies, villages isolés, silhouettes lointaines de minarets. Le train est aussi un lieu de rencontres, où l’on discute volontiers avec les familles ouzbèkes, curieuses et chaleureuses.

Acheter des produits locaux dans les bazars de Boukhara

Boukhara possède une myriade de marchés couverts, dômes historiques où se perpétuent des traditions commerçantes millénaires. Pour qui veut ramener un souvenir authentique, rien ne vaut la déambulation au fil des étals colorés. On y trouve de l’artisanat unique, des tapis, des bijoux ciselés, des tissus brodés à la main. Le marchandage fait partie du jeu, dans une ambiance détendue où l’humour est de mise et où l’on discute plus qu’on ne conclut. Les vendeurs ne forcent jamais la main, préférant le sourire à l’insistance. Acheter dans ces bazars, c’est aussi plonger dans le quotidien des habitants et participer, à sa manière, à la vie de la ville.

Découvrir l’Ouzbékistan, c’est accepter d’être surpris à chaque étape. Entre splendeurs architecturales, traditions vivantes et paysages inattendus, le pays s’invite en mémoire bien longtemps après le retour, comme une invitation lancinante à reprendre la route, ou à raconter, inlassablement, ce que réserve un voyage sur ces terres d’Asie centrale.